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David Ken : "Chaque occasion de parler est une chance"

David Ken est un photographe incontournable du monde de la mode et de la publicité. Lorsqu’il n’est pas quelque part autour du monde pour une séance photo, il est à Paris et développe des projets plus personnels qui valorisent l’entraide et l’optimisme. Une de ces actions s’appelle le LOLPROJECT, une idée un peu folle, comme toutes les grandes idées, qui consiste à créer une collection de fous rires, célèbres ou anonymes, glanés sur tout le territoire. Grâce à un modèle de développement totalement inédit, la participation d’importantes sociétés et organisations permet, non seulement la pérennité du projet, mais aussi de financer des opérations de mécénat dans les hôpitaux. Avec près de 4 000 clichés, c’est le portrait d’une France enthousiaste et optimiste que nous révèle cette fascinante initiative dont l’objectif ultime est de concevoir une gigantesque exposition à Paris.

Maitriser la prise de parole a été une étape indispensable afin de raconter l’histoire du LOLPROJECT et de continuer à convaincre les entreprises et les institutions de s’impliquer auprès de lui. En effet, David Ken a aussi dû devenir un orateur accompli pour permettre à son idée de voir le jour. Loin d’être une compétence généralisée chez tous les photographes, la prise de parole a permis de transformer une idée généreuse en un projet rayonnant.

Est-ce que la prise de parole est quelque chose de facile pour vous ?

« Je suis passé par plusieurs stades. Quand j’étais petit, je n’avais aucun problème. Même quand j’étais jeune photographe, j’étais plutôt à l’aise, ce qui permettait de me faire remarquer ». Évidemment, l’extraversion peut être un facteur facilitant pour prendre la parole. Mais cela peut aussi être l’occasion de se mettre vraiment en danger : « Je me souviens, pour une remise de prix, j’ai été récompensé alors que je ne m’y attendais pas du tout. J’ai été appelé sur scène et je me suis retrouvé devant 5 à 600 personnes sans avoir rien préparé, je me suis vraiment fait peur. Je me rappelle, monter sur scène était comme monter à l’échafaud. Les spots m’éblouissaient et masquaient les visages qui me regardaient. Mon propos n’avait aucune structure, j’étais vraiment mal. J’ai vécu un peu plus tard une autre expérience du même genre, au Forum des images. J’ai tout à coup été appelé pour prendre la parole. Quand on parle devant des gens tout est important, ce que l’on dit tout autant que ce que l’on ne dit pas. Et je n’étais préparé ni à l’un ni à l’autre. C’était une vraie souffrance qui m’a définitivement vacciné. J’étais bien décidé à ne plus jamais faire ça. »

Pourtant vous avez continué à prendre la parole devant du monde.

« Oui, c’est vrai. En 2011, on nous a proposé d’intervenir lors d’un TEDx organisé à Dunkerque sur l’optimisme ». Que ce soit pour vaincre une peur, changer de comportement ou acquérir une nouvelle compétence, notre principal moteur est l’envie. Et dans ce domaine la procrastination règne et remet souvent à demain ce que l’on aurait eu besoin de changer aujourd’hui. Heureusement, parfois, les choses s’organisent différemment et ne nous laissent pas le choix. « Effectivement, c’était une magnifique opportunité de parler du LOLPROJECT qui commençait à être un gros succès.  J’ai fixé trois conditions : partager la prise de parole avec mon associé, William Lafarge, prendre du temps pour se préparer convenablement, et enfin, être filmé. Je voulais que l’on puisse utiliser cette vidéo pour augmenter l’impact de l’événement et la visibilité qu’il offrait à notre projet. Mais je voulais aussi que l’on puisse se voir pour s’améliorer ».

Comment vous êtes vous préparé ?

« Nous avons fait un gros travail de répétition. Et puis l’organisation du TEDx nous a présenté quelqu’un qui nous a accompagné lors de la préparation. Ça m’a vraiment fait du bien. J’ai compris des choses sur moi et j’ai appris tout un tas d’astuces qui m’ont vraiment aidé. La nervosité s’exprime d’une manière curieuse chez moi, il faut absolument que je fasse le clown, une manière à moi de prendre possession de la salle ». Le trac est inévitable, il est consubstantiel à la prise de parole. S’il n’existait pas, il suffirait de lire des livres pour apprendre à s’exprimer efficacement. L’apprentissage de la prise de parole passe donc nécessairement par la pratique pour, petit à petit, valider intérieurement ce qui est bénéfique et ce qui ne l’est pas.

Où en êtes vous avec le trac aujourd’hui ?

« A partir de l’expérience du TEDx, je suis petit à petit passé d’un trac paralysant à un trac stimulant. Bien sûr, avant chaque prise de parole, j’ai la boule au ventre, mais ça disparaît dès que je commence à parler. Je suis concentré sur mon projet, mon bébé LOL ! Ce qui m’aide beaucoup aussi c’est que ce projet fait sens pour moi et que je considère chaque occasion d’en parler comme une chance. Et puis il ne faut pas oublier les applaudissements, l’euphorie des bravos qui montent lorsque votre propos a touché juste. Ça aussi ça fait du bien. ».

Avez-vous un conseil à partager ?

« Oui, bien se préparer. A force, on fabrique des automatismes qui permettent vraiment de parler en toute circonstance. J’aime beaucoup marcher et j’associe souvent la présentation à une balade le long d’un chemin. Répéter consiste justement à emprunter ce chemin et à se préparer à y amener son public pour lui montrer les dangers qu’il comporte et aussi les belles choses qu’il ne faut pas rater. »