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Maxime Topolov : "Mes slides sont épurées au maximum pour recentrer l'attention sur l'orateur"

Progresser dans l’art oratoire nécessite beaucoup de travail. Dans cette quête, apprendre des autres est toujours enrichissant. Cet article fait partie d’une série d’interviews d’hommes et de femmes qui ont intégré la prise de parole dans le développement de leurs parcours professionnels. Comment gèrent-ils le stress ? Comment se préparent-ils ? Comment assurent-ils leur montée en compétence ? Voici leurs réponses à vos questions…

Maxime Topolov est le co-fondateur d’ADYAX, un des leaders européen du développement d’applications basées sur le célèbre CMS Drupal. La prise de parole est un enjeu stratégique pour Maxime et le développement de sa société. En effet « chez ADYAX il n’y a pas de service marketing et pas de commerciaux » dès qu’ils sont amenés à innover pour un client, ils vont présenter leur solution dans les nombreuses conférences qui sont organisées dans le monde entier pour promouvoir Drupal et les outils associés. Fortement imprégnée par la culture Open Source, cette stratégie suffit à apporter visibilité et crédibilité à leur société.

Comment préparez-vous vos prises de parole ?

« Je m’y mets une à deux semaines avant. Parler de technique n’est pas un problème car j’ai une grande connaissance du sujet, mais je sais que pour maintenir l’attention du public il faut que j’arrive à construire mon propos comme une histoire. Alors je vais à la pêche aux infos pour trouver le meilleur angle d’attaque en fonction des lieux et des publics. Souvent je me base sur une anecdote ou sur un cas concret lié à un client ».

Maxime fait toutefois la différence entre les conférences où il partage son expérience, et les présentations client destinées à rassurer et convaincre : « les conférences c’est plus compliqué parce qu’il faut quand même faire en sorte que les gens passent un bon moment. Face à un client ce n’est pas pareil puisque l’on intervient directement sur une problématique technique. Le client n’attend pas une histoire mais une réponse technique convaincante ».

Il est tout de même curieux qu’un orateur aussi attaché au storytelling ne l’applique pas lors de ses présentations en clientèle. Sans avoir le temps de poser la question Maxime ajoute : « ce qui nous différencie de nos concurrents c’est qu’ils veulent absolument rassurer les clients, donc ils leur disent que ça va être facile et que tout va bien se passer. Nous on commence toujours par leur présenter tous les problèmes, tous les risques et on leur montre ensuite comment nous allons les gérer ».

Cette approche relève bel et bien du storytelling. Même s’il semble appliqué involontairement, il s’agit d’un scénario bien connu, l’Alerte : attention tout se passe bien, mais si vous ne prenez pas garde aux alertes, de graves problèmes peuvent surgir et remettre en cause le succès de notre entreprise. Un autre aspect intéressant de cette approche est qu’elle ne se méprend pas sur l’action de rassurer. En effet le meilleur moyen pour rassurer quelqu’un n’est pas de nier les problèmes, mais au contraire de montrer qu’on les a identifié, qu’on ne les minimise pas et que l’on est prêt à les surmonter.

Comment gérez-vous le trac ?

« Le trac s’est atténué avec le temps car je maîtrise techniquement mon sujet, mais il ne disparaît jamais complètement. Je connais mes défauts, quand je stresse je parle vite et je me sens obligé de faire de l’animation ». Régulièrement, Maxime intervient en anglais : « oui, la première fois c’était pour l’Union Européenne, j’étais tellement accroché au pupitre que je crois qu’il doit encore y avoir la trace de mes doigts dessus. (…) Mais cela ne rend pas plus simple les prises de parole en français. J’ai eu l’occasion de découvrir aux Etats-Unis des orateurs exceptionnels, c’est très inspirant mais ça met aussi la pression car le niveau est très élevé. »

Vous apportez un soin particulier à vos slides, comment travaillez-vous ?

« Je me suis inspiré de nombreux blogs américains et des conférences TED où les slides sont épurés au maximum avec pour seul objectif de recentrer l’attention sur l’orateur. Je ne mets quasiment pas de texte et surtout pas de bullet points. Les slides ne me servent qu’à deux choses : montrer quelque chose ou faire vivre l’histoire que je raconte. Elles sont l’occasion de raconter une anecdote, de faire un peu d’humour et de ramener à des choses concrètes. Je les construits généralement autour d’une image forte que je trouve sur Google Images et de quelques mots qui servent à soutenir mon propos. »

Quelles sont vos pistes d’améliorations ?

« Il faut que j’arrive à créer plus d’interactions avec la salle, à être plus réactif. J’utilise aussi beaucoup la vidéo pour identifier et corriger les défauts techniques qui parasitent ma parole : le rythme, l’articulation… ». La vidéo est effectivement un bon moyen pour s’observer et définir des points d’améliorations. Mais comme le reconnaît Maxime, le risque est grand de se fixer uniquement sur ses défauts et de ne pas regarder plus loin. « J’essaie aussi de donner plus de poids au fil de mon histoire. Sur des sujets très techniques, c’est facile de s’égarer et de perdre le fil. C’est dommage parce que l’histoire que l’on raconte est ce qui donne du sens à la prise de parole ». Sur ce point comme sur les autres, nous ne le contredirons pas.