Pourquoi être un mauvais élève est une bonne chose ?

Pourquoi être un mauvais élève est une bonne chose ?

Connaissez-vous le syndrome du bon élève ?

Généralement contracté dès les premiers passages au tableau, le syndrome du bon élève se détecte facilement.

Si vous vous reconnaissez dans les symptômes suivants, c’est que vous avez déjà attrapé ce syndrome, et malheureusement il vous en reste sûrement encore quelques traces :

  • Réciter une poésie sans en comprendre le sens
  • Débiter votre cours d’histoire devant votre professeur sans énoncer une seule date correcte
  • Faire un exposé sur un sujet qui ne vous passionne guère

Le point commun entre ces différentes situations est qu’à chaque fois vous aviez comme objectif de montrer que vous aviez bien appris (ou non) pour avoir une bonne note !

Et vous l’avez tellement fait lors de votre scolarité qu’aujourd’hui, lorsque vous devez faire une présentation en entreprise, vous y allez pour montrer que vous avez fait du bon travail.

Alors arrêtez ce réflexe, soyez un mauvais élève !!

Pour vous aider à être un mauvais élève, je vous propose de suivre une méthodologie en 3 étapes.

Quel est le but de votre intervention ?

Avant de concocter le script de votre prise de parole, assurez-vous bien que celui-ci respecte le résultat attendu. 

En effet, vous ne prenez pas la parole pour vous faire plaisir ou faire plaisir à quelqu’un d’autre, si vous prenez la parole c’est pour parler d’un sujet qui peut venir résoudre un problème, faire avancer un projet ou inspirer des collaborateurs. 

La question à vous poser est donc la suivante : “Quel est l’objectif de ma prise de parole ?”. En quelque sorte, pourquoi prenez-vous la parole, et quel résultat attendez-vous de celle-ci.

Si vous êtes clair sur votre objectif de présence et sur vos objectifs, votre prise de parole sera beaucoup plus efficace et en meilleure adéquation avec les résultats que vous attendez.

Qu’est-ce que votre public attend de vous

En face de vous, vous allez avoir un public qui à pris de son temps pour venir vous écouter. Un temps précieux qu’il faut mettre en adéquation avec les attentes de votre public pour pouvoir avoir un retour positif de leur part. 

En effet, personne n’aime sortir d’une réunion de 2h en se disant “j’ai perdu mon temps, c’était inutile, j’ai rien compris…”.

Mettez-vous donc à la place de votre auditoire, en vous demandant non pas “comment leur faire plaisir”, mais “comment les aider dans leurs problématiques”. 

Si vous prenez soin de votre public vous verrez que votre public prendra soin de vous en retour, en vous écoutant, vous posant des questions…

Quelle est votre promesse de changement ?

Dernier point mais non des moindres, la proposition de valeur de votre prise de parole. 

Vous n’êtes pas là pour informer votre auditoire, sinon pourquoi les faire se déplacer alors qu’envoyer un mail est largement suffisant.  

Si vous prenez la parole c’est que l’annonce que vous allez faire est à la hauteur du déplacement de votre auditoire. 

Donc prenez le temps de bien travailler votre promesse de changement, c’est-à-dire, la solution, les actions concrètes que vous souhaitez mettre en place pour répondre aux problèmes de votre auditoire. 

Le but n’est pas de faire une démonstration pour montrer que vous avez raison ou bien fait votre travail (syndrome du bon élève), le but est d’embarquer votre auditoire dans le changement que vous souhaitez mettre en place. 

Vous l’aurez compris, l’objectif n’est pas de montrer que vous avez bien fait votre travail, l’objectif est que vous soyez porteur d’une promesse de changement et que cette promesse soit utile pour le public qui vous écoute. 

Vous ne serez pas jugé sur le fait de réciter un texte ou de montrer des chiffres, mais sur la pertinence de la réponse/solution que vous venez apporter.