Préparer l’oral du bac : Méthodes et conseils efficaces
Le Grand Oral approche à grands pas. Un exercice unique, où votre capacité à convaincre prime…et qui n’a pour cette raison rien d’évident ! Voici quelques clés pour l’aborder avec confiance et capter l’attention du jury.
Comment préparer efficacement son Grand Oral en amont
Le choix des questions
Choisir un sujet qui vous passionne
Le Grand Oral, c’est l’occasion de se rappeler que ce qui compte n’est pas tant ce que vous avez appris, mais ce que vous en faites.
D’autant plus que, pour une fois dans votre scolarité, vous avez le pouvoir de choisir un sujet qui vous anime, pour lequel vous avez une vraie curiosité.
Ce n’est pas anodin, sachant que dans le barème, une grande place est accordée à la conviction. Et celle-ci naît naturellement de l’intérêt que vous portez à votre sujet. Choisissez donc un sujet qui vous parle vraiment !
Trouver un angle intéressant
Une fois votre sujet choisi, il s’agit de le formuler en une question.
Chez Zepresenters, nous considérons justement qu’une présentation est toujours la réponse à une question que le public se pose. L’enjeu est donc de se mettre à la place de ceux qui vous écoutent pour identifier celle qui les intéressera vraiment.
Pour cela, il faut d’abord sortir de ce qu’on appelle le « syndrome du bon élève ». En effet, très tôt, on nous apprend à apprendre par cœur et à réciter pour montrer qu’on a bien travaillé.
Mais, ce n’est pas ce qu’on attend de vous ici ; on évalue votre capacité à réfléchir, à structurer une idée, à sortir du cadre purement scolaire. Bref, c’est votre raisonnement qu’il vous faut mettre en avant !
La narration
Utiliser la boucle narrative
Ce n’est pas en cherchant à prouver que l’on a raison que l’on convainc.
Pour captiver un public, rien n’est plus efficace que de raconter une histoire, car c’est ce dont raffole le cerveau humain.
Et pour cela, chez Zeprensenters, nous utilisons un outil appelé la « boucle narrative », qui structure tout récit en trois temps : enjeu(x) – action(s) – conséquence(s).
Tout l’intérêt de cette boucle est de démontrer sans avoir à démontrer. En commençant par expliciter pourquoi on doit faire les choses, les actions que l’on propose paraissent naturellement évidentes et nécessaires.
Ajouter une connexion et une ouverture
Maintenant que vous avez votre trame narrative, deux éléments supplémentaires peuvent faire la différence.
D’abord, les premiers mots sont déterminants. À la fois parce que s’y joue la première impression du jury, mais aussi et surtout parce qu’on en a pleinement conscience et que le pic de stress est à son summum. C’est pourquoi on vous recommande de préparer avec attention votre connexion.
Il existe divers types de connexions, mais le plus important, c’est de commencer fort : vous, ça vous permet d’instaurer votre légitimité d’emblée, et votre public, lui, est directement impliqué et à l’écoute.
Et si la première impression est importante, la dernière n’est pas en reste, car c’est celle qui marquera les esprits dans la durée. Pensez donc à votre ouverture. Vous pouvez par exemple leur poser une question de fin pour orienter l’échange à suivre sur des questions qui vous arrange.
Gérer le stress qui monte
Se connaître en situation de stress
Repérer sa tendance de stress
Le jour J approche et le stress grandit… Le pire conseil qu’on puisse entendre ? « Sois naturel, tout va bien se passer ».
Dès lors, on pense que si on a le trac et qu’on en ressent les symptômes, c’est qu’on n’est pas fait pour ça. Alors que nous sommes tous (oui, tous) stressés dans ces moments-là !
Le stress, c’est tout simplement un signal d’alarme qui se déclenche face à une situation complexe et/ou inconnue. On ne le ressent certes pas tous de la même manière, mais on a tous un cerveau reptilien qui prend le dessus quand il sent un danger à l’affût.
À l’image d’une gazelle poursuivie par un lion, on peut réagir face au stress de 3 façons : par la fuite, la lutte, ou l’inhibition.
Tempérer en fonction
Le stress de fuite est assez explicite. On n’a qu’une envie, c’est de fuir ! On s’agite, on parle trop vite, le cœur s’emballe jusqu’à en être essoufflé. Le plus efficace ? Revenir à la respiration. Quand le souffle ralentit, le rythme cardiaque suit.
Le stress de lutte, lui, est plus frontal. On se met sur la défensive, on veut montrer qu’on n’a pas peur… quitte à devenir désagréable, surtout face aux questions. Le maître mot ici est d’adoucir sa posture.
Enfin, le stress d’inhibition pousse à se faire tout petit (« faire le mort », si on pense à notre gazelle). On parle peu, pas assez fort, et l’énergie retombe. Dans ce cas, il faut se mettre en condition juste avant l’oral ; quelques exercices vocaux suffisent à relancer la machine et prendre le bon ton.
L’ultime moyen de se débarrasser du stress
Se mettre en condition et éliminer les erreurs
Le conseil numéro 1 chez Zepresenters ? Répétez, répétez, répétez. Vous ne pourrez pas y couper, il faut arrêter de procrastiner ce moment inconfortable, et le plus tôt possible. Car c’est en se confrontant au stress qu’on s’y habitue et qu’on s’en protège le jour J.
L’important est de ne pas attendre d’être prêt pour répéter. Au contraire, il est même bénéfique de se tromper car une erreur faite en répétition est une erreur que vous ne ferez plus à votre oral !
Pouvoir se faire confiance et faire la place au présent
Un conseil que l’on m’a donné au lycée et que je n’ai jamais oublié : en entrant dans la salle, pensez « j’ai fait tout ce que j’ai pu », puis lâchez prise. À ce moment-là, le travail est derrière vous, et le reste ne vous appartient plus vraiment.
Mais évidemment, pour pouvoir penser ça sereinement, encore faut-il l’avoir fait. Donc retour au conseil n°1 : répétez, répétez, répétez !
Vivre pleinement le jour J
Rester neutre et pas influençable
Ne pas être superstitieux
À l’approche d’un examen, on devient vite à l’affût du moindre signe pour se rassurer. Et sinon, ce sont les rumeurs des autres qui prennent le relais.
« Ce jury est horrible », « ils font pleurer tout le monde »…vous allez tout entendre. Ne surinterprétez rien à l’heure où vous redoutez déjà le pire. Isolez-vous plutôt et attendez de vivre votre propre expérience.
Le jury a envie d’être embarqué
Inutile aussi de diaboliser le jury. Personne n’aime parler devant un jury… mais écouter et évaluer des élèves toute la journée, c’est loin d’être simple non plus.
Plus vous vous mettez à leur place, plus vous rendez le moment agréable pour eux. Et la meilleure intervention, c’est celle qui les fait oublier qu’ils sont en train de vous écouter, tant ils se sentent embarqués dans votre histoire.
Tout comme votre objectif est d’oublier le plus vite possible que vous êtes en examen, pour vous concentrer sur ce que vous racontez.
S’il n’y a pas de peur, il n’y a pas de courage
Accepter que c’est un rite de passage
Encore une fois, ce n’est pas un moment fait pour être agréable, on ne va pas se mentir. Mais la réalité, c’est que ce ne sera pas le dernier, loin de là.
On peut même voir ça comme un rite de passage, car il vous prépare à toutes les prises de parole à venir. Oraux, entretiens, soutenances… la liste est longue.
Or, plus tôt on s’y confronte, plus vite on progresse. Car il n’y a pas de secret ; on devient à l’aise en se confrontant à ce qui nous fait peur.
Prendre de la distance
Mais le meilleur conseil que l’on puisse vous donner, valable pour toute épreuve…c’est de relativiser. C’est quand on arrive à prendre du recul sur la situation et à la dédramatiser que la pression s’allège d’elle-même.
Rappelez-vous que ce n’est qu’un moment parmi d’autres. Vous avez en face de vous des humains, avec leurs propres préoccupations, et votre vie n’est pas en jeu.
Alors autant jouer le jeu… et même essayer d’y prendre du plaisir.
Le mot de la fin
Ce n’est pas vous qu’on juge, mais votre capacité à porter une idée.
Et on ne peut être convaincant qu’en étant soi-même le premier convaincu, alors faites-vous confiance et engagez-vous pleinement dans ce que vous défendez !
N'abandonnez plus vos idées !
Toutes les 2 semaines, nos Storymanagers se penchent sur une question que l'on se pose tous concernant la prise de parole en public.
Créativité, Pitch, Storytelling, Storydesign ou encore Leadership, tous les axes de notre méthodologie sont décortiqués pour vous aider concrètement à mieux présenter vos idées !
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