Home page

Envie d'en savoir plus ?

Téléchargez gratuitement nos 2 petits guides de survie pour des présentations réussies et un leadership épanoui

Menu

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Langues

Comment pouvons-nous vous aider ?

Envie d’échanger sur notre vision, notre méthode, notre offre ? Rien de plus simple, laissez-nous vos coordonnées et discutons-en par téléphone ou autour d’un café !

Contact

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Plus de 150 conseils concrets pour présenter efficacement vos idées

Recevoir chaque jeudi nos conseils par mail

Les effets du trac sur la diction

On entend souvent répéter à de jeunes comédiens encore un peu empruntés : « C’est facile, il faut que tu y crois ! » A première vue, on pourrait dire la même chose à un orateur qui a du mal à exprimer son message. Malheureusement ce n’est pas si simple. Car la moindre émotion, le moindre doute, le plus petit écart de pensée peut laisser son empreinte sur votre expression non-verbale et brouiller votre message. Alors que vos phrases disent strictement : « Ma conviction est que nous devons prendre cette direction », votre voix trop faible, votre attitude crispée et votre regard fuyant disent : « … mais je serais quand même plus à l’aise si je n’avais pas fini cette présentation la veille, de toute façon je suis certain que l’on voit que je ne suis pas à l’aise, je déteste ça et c’est la dernière fois que je prends la parole ! ».

S’il suffisait d’y croire, ça se saurait ! Nous n’aurions pas 75% de la population qui appréhende de parler en public et 85% qui déclare s’ennuyer en y assistant! Le non-verbal a un impact considérable sur votre propos et sur ce que le public en retiendra. Les principaux effets du trac sur la diction sont :

L’articulation – L’orateur parle vite, sa voix est faible et il articule peu. Ce sont les symptômes d’un stress de fuite qui lui dicte inconsciemment qu’il doit échapper à cette situation le plus vite possible.

Distorsion de la voix – L’orateur va assourdir le son de sa voix en abaissant sa tonalité et en la faisant résonner dans la gorge. Avec si peu de volume pour résonner, la moindre contrariété ou hésitation imprimera une inflexion sur la voix et trahira son anxiété.

L’essoufflement – La peur de se tromper ou de ne pas trouver les mots conduit souvent l’orateur à mettre trop de pression sur sa capacité à construire ses phrases. Le moindre silence est perçu comme une faiblesse et les phrases s’enchaînent sans pause ni respiration.

Mais alors, comment gérer le non-verbal et s’assurer de ne pas nous trahir nous-même ? La première solution qui vient à l’esprit consiste à éliminer le non-verbal de votre communication. Ne souriez pas, c’est possible. Un certain nombre de nos politiques se sont fait une spécialité d’exprimer une parole totalement cérébrale et désincarnée. S’ils sont capables de construire leur discours de manière impeccable, les écouter provoque toujours un certain malaise. Car le non-verbal est essentiel à la communication interpersonnelle, il est le seul moyen de pouvoir évaluer la sincérité et l’engagement de celui qui vous parle.

Rassurez-vous, il est parfaitement possible de contrôler sa parole sans se résigner à devenir un robot et cela consiste à travailler votre technique oratoire. Une bonne technique vous permettra de projeter votre voix quand le stress vous commande plutôt de vous faire discret. Elle vous permettra d’affirmer votre posture quand le trac aura tendance à vous faire piétiner sur place ! Et elle vous permettra de contrôler ce qui pourrait exprimer malgré vous le trouble ou une émotivité inappropriée. Le plus efficace est de vous faire aider par un professionnel. Mais il est aussi possible de solliciter un collègue qui fait du chant, du théâtre ou de l’improvisation. En attendant :

  1. Prenez l’habitude de parler plus fort, cela vous obligera à parler moins vite et à davantage respirer,
  2. Concentrez-vous sur l’expression des idées plutôt que sur les mots. En mettant trop de pression sur les phrases, vous vous éloignez du sujet qui consiste à transmettre avant tout votre pensée et votre conviction,
  3. Répétez vos présentations et avant de débuter vos phrases, demandez-vous ce que vous prenez plaisir à dire et/ou ce qu’il est important de transmettre.