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Ne vous laissez plus dominer

Il y a un parallèle évident entre « parole » et « pouvoir ». Naturellement, celui qui parle est celui qui guide. Nous le résumons régulièrement en une phrase : « toute prise de parole est l’expression d’un leadership ». Cela explique  pourquoi il est si difficile de parler face à un public hiérarchiquement plus élevé ou face à une ou plusieurs personnes qui nous font une forte impression. Dans ces cas-là, le sentiment d’usurper sa place peut aller jusqu’à la culpabilité : «  ils ne me laisseront jamais faire », « pour qui je me prends ?». Nous avons ainsi, ancrée en nous, l’impression qu’en faisant entendre notre voix, nous risquons de remettre en cause l’équilibre hiérarchique du groupe et que nous prenons ainsi le risque d’en être exclu. Dans les faits, cela n’arrive quasiment jamais, mais il se peut que quelqu’un ne soit pas capable de vous écouter, ou autrement dit, de se soumettre à votre parole.

Ces mécanismes s’appellent les positionnements grégaires. Ils sont pilotés par deux sentiments que nous connaissons bien : la confiance et la peur. Nous avons déjà expliqué que la confiance est un enjeu fondamental de la prise de parole en public. Mais elle est aussi le ciment de notre positionnement hiérarchique vis-à-vis des autres et de notre sentiment d’appartenance au groupe. La confiance que l’on s’accorde naturellement va déterminer notre tendance à nous soumettre ou à dominer. Parallèlement, la confiance que l’on accorde naturellement aux autres va déterminer notre inclination pour la marginalité ou, au contraire, pour une très forte sociabilité. Au sein de notre cerveau, la gouvernance grégaire prend le contrôle lorsque l’on a peur de perdre la place que nous avons acquise au sein du groupe. Alors, comment gérer concrètement un membre du public qui vous interrompt et vous malmène justement parce que votre prise de parole remet en cause son positionnement vis-à-vis du groupe ?

Tout d’abord, il ne faut pas confondre l’expression d’une dominance avec un état de stress. Une personne en stress de lutte haussera la voix avec beaucoup de crispation au niveau des épaules et du visage. Il vous prendra à partie et argumentera en étant certain de son bon droit. Mais son objectif ne sera pas de vous dominer. Il réagira ainsi défensivement, car il aura été agressé ou mis en danger par votre propos. La personne stressée n’a pas vraiment le contrôle de la situation, elle ne cherche qu’à échapper à une situation perçue comme dangereuse et son état se calmera dès que la situation stressante sera passée.

Au contraire, quelqu’un en gouvernance grégaire de dominance aura toujours une grande maîtrise de la situation sans stress particulier. Il sera à la fois capable de vous flatter ou de vous mettre en porte-à-faux. Et son état perdurera tant qu’il n’aura pas eu l’assurance qu’il a obtenu ce dont il a besoin : la confirmation de sa position au sein du groupe. Une réponse adaptée se déroule en deux étapes :

1 – Ne pas se soumettre. Le plus pertinent est de ne pas rentrer dans le rapport de force. En essayant de le dominer vous-même, en adoptant une posture d’autorité ou en revendiquant votre légitimité, vous prenez le risque de dégrader la situation et de l’entraîner sur un terrain où il sera beaucoup plus expérimenté que vous. Inversement, en vous soumettant, vous n’obtiendrez rien de plus et prendrez le risque de perdre l’écoute des autres. Acceptez ce qu’il ressent de manière neutre et détachée, sans le juger. Il aura ainsi l’occasion d’exprimer sa pensée sans remettre en cause votre propre leadership.

2 – Proposer une porte de sortie acceptable. Le positionnement grégaire brouille complètement les enjeux. Vous pensez qu’il veut obtenir quelque chose de vous – qu’il a raison, qu’il faut faire ce qu’il dit – alors qu’il a simplement besoin de préserver la manière dont il est perçu par les autres. Et de votre côté, l’objectif n’est pas de le soumettre mais de reprendre au plus tôt votre propos. Sollicitez son intelligence, sa motivation, ses valeurs, et confirmez-lui que sa parole a de l’importance mais que vous devez finir votre présentation. Une fois le positionnement grégaire apaisé, maintenez une bienveillance neutre et vous devriez pouvoir aller au bout de votre intervention sans encombre.