Savoir convaincre quand on est gentil

SAVOIR CONVAINCRE QUAND ON EST GENTIL

Être gentil : Aimable, complaisant, plein de bons sentiments à l’égard d’autrui ; qui manifeste ce caractère délicat.

Alors oui, c’est super d’être gentil mais jusqu’où cette gentillesse doit-elle être perçue ?

En effet, pour certain, la gentillesse peut représenter un manque d’autorité et de prise de décision. Confronté à un choix, le gentil ne veut pas avoir à choisir de peur de blesser quelqu’un ou même de peur de faire une remarque.

Une perception qui peut rendre la parole d’un gentil pas assez objective et donc remettre en cause sa prise de décision, son idée, son projet. De plus, prendre la parole, c’est aussi savoir faire face aux récalcitrants et donc devoir faire face à de potentielles questions ou remarques sans se laisser marcher dessus.

On en regretterait presque l’époque des australopithèques où tout était plus simple.

Alors pour vous les gentils, vous qui êtes essentiels au bon fonctionnement de la société, les supers héros de l’humeur, voici deux conseils pour vous aider à muscler votre leadership.

 

1 – RESTEZ SINCÈRE DANS VOS PROPOS

Lors d’une prise de parole, savoir convaincre quand on est gentil est l’une des choses les plus complexes en termes de leadership. La gentillesse peut représenter le filtre Instagram que nous appliquons sur une photo moche. En effet, si vous devez annoncer quelque chose, il ne faut pas cacher, déguiser le problème.

Trop souvent, de peur de blesser ou mettre le doigt là où ça fait mal, nous utilisons un filtre pour diminuer l’impact de notre propos. Et ça, c’est la spécialité du gentil avec supplément sourire.

Donc stop l’effet pommade, votre idée (porteuse d’une promesse de changement) sera toujours plus forte que les conséquences qu’elle génère. Si vous diminuez l’importance de votre idée de peur de frustrer votre auditoire face au changement, celle-ci sera alors inutile ou peu efficace et votre projet non réalisable ou mis de côté. 

En fait, être sincère est une forme de gentillesse au final, car vous offrez la possibilité aux autres de changer ! Changer leur point de vue, changer leur façon de faire, changer leur process, pour les guider vers un intérêt commun et les faire progresser.

 Donc ne soyez pas gentil, soyez sincère tout en étant bienveillant !

2 – SOYEZ AUTORILLANT ENVERS VOTRE AUDITOIRE

Il peut être complexe d’asseoir son autorité lorsque l’on est gentil : « s’il-vous plait un peu de silence »

L’objectif n’est pas de faire du gentil le grand méchant loup, mais bien de montrer du caractère avec bienveillance pour éduquer son auditoire au changement que vous portez.

En effet, le gentil n’ose pas forcément entrer en conflit, et ça se comprend. Mais votre prise de parole nécessite du respect et si vous avez un public, c’est que ce public est en général concerné par ce que vous allez annoncer. 

Votre rôle en tant qu’orateur est de prendre soin de votre public et donc être à l’écoute de celui-ci. Il est donc primordial de donner le tempo, de maîtriser votre narration et d’être capable d’interagir avec ceux qui vous écoute. 

Donc lorsque vous devez interrompre une personne qui parle ou si vous devez demander plus d’attention faites le ! Alors certes pas tel un professeur, vous n’êtes pas là pour ça, mais toujours dans la bienveillance en faisant comprendre que la partie que vous êtes en train de développer est importante dans la compréhension du sujet au global.

 

Vous l’aurez compris, le gentil développe une pensée complexe parce que systémique mais pas compliquée. Il cherche à aider chaque partie prenante au risque de détériorer son idée de départ. Mais soyez un gentil disruptif, ce gentil qui arrivera à allier bienveillance et fermeté pour faire de vos prises de parole un réel engouement au changement !