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Storytelling, le nouveau greenwashing ?

À l’heure de la lutte contre les « fake news », nous avons raison d’être de plus en plus vigilants vis à vis des informations que l’on nous propose. Parmi les techniques qui permettent de capter notre attention sur un sujet ou d’améliorer la vraisemblance d’un autre, le storytelling a une place de choix. Dans la lignée du green washing, y’a t’il un risque de « story washing » ? Autrement dit, est-ce que l’utilisation du storytelling va devenir synonyme de dissimulation ?

Nous avons régulièrement abordé la thématique de la manipulation et la question est toujours autant d’actualité. Notre avis est clair sur le sujet : ce n’est pas la pertinence des outils qui est en cause, mais la sincérité de ceux qui les utilisent. Le storytelling n’est qu’un outil qui permet de structurer sont propos. Il est aussi inapproprié de dénoncer le storytelling que de condamner PowerPoint sous prétexte que l’on s’ennuie pendant une présentation !

En revanche nous sommes convaincus que le refus des techniques de narration, sous prétexte qu’elles peuvent être utilisées à mauvais escient, est non seulement excessif mais dangereux. Plus on maîtrise ces techniques, plus on est capable de les détecter. Vous serez alors davantage capable, le cas échéant, de vous en méfier ou d’apprécier le moment en connaisseur.

Si le storytelling a fait ses preuves c’est tout simplement parce que le cerveau humain adore les histoires. Et c’est précisément la vocation de méthode comme le HUBSTORY : transformer vos idées en des histoires captivantes et inspirantes. Il revient à l’orateur d’être clair sur ses intentions et au public de savoir faire la part des choses. Car il y a 3 cas d’usage ou le storytelling restera un outil précieux pour ceux dont le métier est de faire bouger les lignes et de proposer de nouveaux projets :

  • Capter et maintenir l’attention : Lorsque vous prenez la parole, le rêve de tout orateur est de captiver l’audience du début à la fin du discours. Par chance, le public a le même rêve ! Et pour maintenir l’attention rien de tel que de raconter une histoire. En effet, les histoires stimulent notre cerveau en créant des connexions permanentes entre ce qui est nouveau et ce que l’on sait déjà. C’est ce fil de cohérence qui active notre curiosité et réveille l’envie d’en savoir plus.
  • Optimiser la mémorisation : Les informations que l’on reçoit sont plus facilement mémorisées lorsqu’elles sont associées à une émotion. En effet, ces stimulus émotionnels sont de véritables ancres qui permettent de retrouver et de reconstruire plus efficacement nos souvenirs. Par ailleurs, la mémorisation est également améliorée par la répétition. Cela tombe plutôt bien : le storytelling répond à ces deux attentes en provoquant des émotions et en proposant une structure qui invite à répéter et reformuler les enjeux clés.
  • Activer la prise de décision : Lorsque l’on tergiverse, on a souvent l’habitude de dissocier sa tête et son cœur. À tort ! Car, les émotions ont un rôle majeur dans le mécanisme de prise de décision. Il faut savoir se méfier de ses émotions et de celles des autres. Mais il ne fait pas oublier que l’aspect rationnel vient généralement dans un deuxième temps, pour justifier une décision qui a déjà été prise. Passez en mode storytelling vous permettra d’activer la décision en mettant en cohérence les émotions qui vous animent avec les objectifs que vous poursuivez.

Finalement, la question n’est pas tant de savoir si le storytelling fonctionne dans tous les cas que de savoir s’il sera approprié pour vous. Et si vous prenez la parole avec pour ambition de tout faire pour favoriser l’attention, la mémorisation et la prise de décision, alors oui, le storytelling sera votre meilleur allié.