Comment écrire un storytelling efficace et percutant sur son projet ?

Comment écrire un storytelling efficace et percutant sur son projet ?

Le storytelling : ce mot magique pour rendre n’importe quel projet d’entreprise plus intéressant, plus convaincant, et générer l’adhésion. Mais généralement difficile à appliquer quand on se trouve devant son ordinateur à se demander comment vraiment raconter le travail effectué ces dernières semaines, mois ou années, sans vouloir abandonner et envoyer 10 pdf de 100 pages à ses collaborateurs. Alors le storytelling, comment l’écrire ? 

Le storytelling, est-ce vraiment utile ?

Si vous avez ouvert cet article, vous êtes normalement déjà à demi convaincu (au moins) de l’utilité que peut avoir l’utilisation du storytelling en entreprise, notamment lorsque l’on présente des projets et qu’on souhaite les voir progresser. 

Néanmoins, il est toujours important de se rappeler pourquoi le storytelling est si important, encore plus dans le milieu professionnel où il est si souvent laissé de côté, voire même relégué à la dernière minute. Si on a encore le temps. 

Revoyons donc ensemble quelques raisons de ne pas considérer la capacité de raconter ses projets de manière impactante et cohérentes. 

1.La meilleure manière de se situer en temps qu’orateur et de déterminer le type d’orateur qu’on souhaite être, c’est de se rappeler de ses expériences passées en temps que public. Si vous vous êtes déjà profondément ennuyé en réunion, si vous vous êtes déjà demandé où avait fuit la cohérence et la pertinence d’un collègue face à sa 23e slide, vous vous rappellerez vite en quoi un peu de storytelling auraient aidé tout le monde présent. 

2.Revenons maintenant à votre position d’orateur. Il est récurrent de se sentir comme un présentateur météo face à ses collègues quand on leur présente un sujet. Tous les faits sont là, personne ne peut nier le travail accompli, et on a même fait un effort avec un support visuel rempli d’animation. Mais alors pourquoi autant de yeux dans le vide dans l’audience ? Tout simplement parce que les faits ne suffisent pas. Vous n’êtes pas là pour faire un exposé. Et ça m’étonnerait que quand vous présentez des projets dans votre quotidien non professionnel, vous soyez en train de faire un “reporting” de vos vacances.

3.Enfin, le storytelling est outil puissant non seulement pour intéresser son public, mais aussi pour générer l’adhésion et remettre du sens dans ses actions. C’est en pratiquant le storytelling au quotidien qu’on ne se justifie plus de ses choix, mais qu’on rend maintenant évident les raisons qui nous ont motivé à adopter une option plutôt qu’une autre. 

Que faire avant même d’écrire les premiers mots ? 

Maintenant que nous sommes tous d’accord sur l’utilité du storytelling, il est temps de commencer à réfléchir à votre storytelling. Et avant même d’écrire les premiers axes qui vont structurer votre histoire, il est important de se poser votre objectif principal. 

Bruno Clément en parle d’ailleurs dans son podcast, dans l’épisode “Les 4 conseils des Bronzés font du ski.”

Le discours le plus optimiste nous dit que tout projet raconte une belle histoire. Je pousserais même cet optimisme encore plus loin, en disant que tout projet raconte une multitude de belles histoires.  Tout simplement parce que chaque étape du projet ne raconte pas la même chose, et chacun des aspects de ce projet peut avoir un épisode différent à raconter de la même série. 

Et pour savoir lequel il est bon de raconter au Jour J, il est important de savoir à quoi va ressembler ce fameux jour. En effet, on ne peut pas préparer le storytelling d’un projet sans avoir de véritable situation où nous nous devons de le raconter. Il est nécessaire d’avoir un contexte précis en tête, pour savoir dans quelle salle, devant combien de personnes, pendant combien de temps, vous vous devez de raconter l’histoire de votre projet.

Ce contexte précis va vous permettre de savoir exactement dans quelle situation s’inscrit votre discours. On n’appliquera pas le même storytelling dans une salle de 5 personnes avec un écran de présentation, comparé à une salle d’auditorium de 300 places, avec un micro et un projecteur sur écran géant. Noter ces paramètres, afin de ne pas vous perdre dans vos choix plus tard. 

Ensuite, et autre aspect important, il faudra savoir qui compose ce fameux public. Votre incroyable storytelling pourrait être l’histoire la plus adaptée pour le service de communication, mais rater sa cible et de loin lorsque vous vous adressez au service des ressources humaines. 

C’est donc un moment important, dans l’écriture de votre storytelling, pour vous demander qui vous aurez en face de vous, ce qu’ils attendent de vous, et ce que vous aimeriez provoquer comme réaction chez eux. Si vous souhaitez avoir une prise de décision suite à votre présentation, il est temps de le noter et de se demander quelle forme elle prendra exactement. 

Tous ces éléments vous permettront de viser juste dans votre storytelling, et de ne pas vous perdre au moment où vous devrez arbitrer entre plusieurs options. Il est nécessaire de se poser sur cet objectif, car si vous ne savez pas où vous allez, vous n’êtes pas prêt d’y arriver. 

Et si vous vous formiez au Storytelling ?

L’exercice de la présentation est devenu incontournable. Il fait appel à des compétences indispensables pour les professions liées au management, la vente, la communication et la gestion de projet.

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En quoi est-ce que cette histoire concerne mon public ?

Il est temps de se poser sur la première étape de votre storytelling. Et tout début d’histoire devrait commencer par nous poser les enjeux, et la problématique initiale. 

Reprenons l’exemple de votre position d’orateur-présentateur de météo. Quand un public regarde ou se renseigne sur la météo, il ne retient que rarement, si ce n’est jamais, l’entièreté du bulletin. Chacun dans l’audience se souviendra de sa ville, de la ville ou de la région concernant leurs proches ou leur prochaines destinations de vacances, et.. c’est tout. 

Plutôt que de présenter l’intégralité de la météo de la métropole française devant ces personnes, où l’équivalent adapté pour votre projet si nous sortons de la métaphore, qu’est-ce qui va intéresser votre audience à ce jour ? Et parce qu’on traite de sujets professionnels, donc l’intérêt seul ne suffit pas, quels problèmes ont-ils en ce moment ? À quoi vient répondre votre projet, et en quoi cela les concerne et les implique ? Ce sont ces éléments à mettre en avant dans votre première partie de votre storytelling.

Quand vous ne le faites pas, c’est généralement ce qui vous force à vous justifier de toutes vos décisions pendant l’instant des Questions & Réponses à la fin. Là vient la volée de “Mais pourquoi le choix A plutôt que le choix B ?”. Et même dans le cas où vous avez la réponse parfaite à toutes ces questions, vous auriez pu les éviter en remplaçant ces éléments dans votre narration. 

Le bonus, c’est que vous regagnez l’attention des personnes qui auraient sinon passé toute cette présentation à ce demander ce fameux “Pourquoi”. C’est pour ça qu’il est impératif de le traiter en premier, dans votre storytelling.

Enfin, si le public ne pense pas que vous comprenez la problématique qui les inquiète au quotidien, il y a peu de chance qu’il ait confiance en votre projet et en votre solution. Les personnes qui ne sont pas expertes d’un problème, sont rarement expertes de sa résolution. 

Quelle structure adopter dans mon storytelling après ?

Une fois que les inquiétudes du public, ou les problématiques auxquelles vient répondre le problème, ont été posées, on peut rentrer dans le vif du sujet. 

Et qui dit storytelling ne veut pas dire se laisser porter par des envolées lyriques, et abandonner tout effort de structure. Il faut garder cet effort jusqu’au bout. Une fois le problème posé, il est bien évidemment temps de présenter votre projet, dans tous ses détails.

Néanmoins rappelez vous que le storytelling est une affaire de cohérence et de sens logique. Si le propos devient trop lourd, trop froid, trop incompréhensible, il est peut-être temps de remettre en question ce passage. 

Et enfin, lorsqu’on propose un projet face à un public, on le fait de manière complète. Cela veut dire reprendre l’habitude de conclure son propos, et de ne surtout pas terminer par un “voilà, voilà”. Tout ce travail d’explication, de narration, pour ne même pas expliquer à son public l’impact qu’a eu notre projet ? C’est une erreur qu’on ne peut plus se permettre. 

Un autre ZeConseil développe plus en profondeur la problématique que représente le “Voilà” des fins de présentation. Comment arrêter de terminer ses présentations par « voilà » ?

La conclusion est donc un moment inévitable pour bien évidemment exposer ce que le projet apporte, provoque ou changera à l’avenir, bref ce qu’on a à y gagner que de s’embêter à le faire. Et surtout, la prochaine étape. Il est de la responsabilité de l’orateur de demander une prise de décision, de placer le prochain rendez-vous, ou de lancer les questions de l’auditoire sur le point le plus utile à ce jour. 

Si vous laissez cette responsabilité au public, vous devez être parfaitement familier avec ce léger moment de flottement à la fin de toute présentation, le temps que chacun passe d’un spectateur passif à un membre actif de la discussion. 

Le storytelling c’est donc juste l’affaire d’une structure de plan ? 

Ah si c’était si simple. Le storytelling, et son écriture surtout, sont pour ZEPRESENTERS des efforts à fournir constamment. Nous parlons même de reconquête du réflexe narratif.

C’est donc une question à se poser à chaque étape du processus d’écriture : est-ce logique, compréhensible, entendable et intéressant ? 

Prenons l’exemple d’un rapport financier.

Les chiffres, plus que tout autres informations formant le cœur d’un projet, ont besoin d’un contexte, d’un référentiel pour être compris par la plupart, et surtout pour pouvoir y attacher la réaction émotionnelle adaptée. 

C’est Michael Scott, personnage de comédie mythique mais néanmoins fictif, qui, en apprenant qu’un de ses employés obtient un résultat négatif lors d’un examen testant la présence d’un mélanome, s’effondre en pensant au pire… Car pour lui “négatif = mauvais”. Il apparaît dans l’épisode peu après pour nous expliquer que dans le monde étrange de la médecine, leur vocabulaire est inversé puisqu’apparemment “négatif = bien” dans ce contexte-ci.

Aussi bête que cela puisse paraître, cette excellente série (The Office US, pour ceux n’ayant pas encore eu le plaisir de la connaître) joue sur une réalité quotidienne : rien n’a de sens sans son contexte ou son référentiel. Ce qui vous paraît évident ne l’est pas pour d’autres.

Prenez donc ce réflexe régulier de vous demander, en essayant d’écrire le storytelling de votre projet, si cela aurait du sens pour Michael Scott, ou si l’effort de le remettre dans son contexte ne soulagerait pas plus d’un dans l’audience. 

 

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A propos de Clara Luque

Spécialisée en Intelligence Stratégique, Clara a rapidement acquis la conviction qu’il ne suffisait pas de trouver la solution parfaite à chaque problème, mais qu'il était nécessaire d'être également clair et impactant lorsqu’on la partageait. C’est à partir de là qu’elle a décidé de rejoindre ZEPRESENTERS, pour bien garantir l’aboutissement des projets de celles et ceux qui ont les bonnes idées.

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