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Les extravertis sont aussi des êtres humains !

Généralement, quand on parle de prise de parole en public”, on en arrive très rapidement au débat introvertis versus extravertis. Et s’il existe, aujourd’hui, une multitude d’articles et de conseils, pour aider les introvertis à exploiter leur plein potentiel … On en oublie, malheureusement, bien trop souvent les extravertis ! En même temps, pourquoi les aider s’ils sont naturellement à l’aise ? Et bien, spoiler alert : Ce n’est pas parce que l’on aime ça, que l’on est forcément bon. Et quand on est un extraverti, il y a même de nombreux pièges à éviter.

 

Alors, que vous soyez vous-même un extraverti ou que vous ayez à en encadrer au quotidien, dans ce Zeconseil on fait le point ! 

 

I) Apprendre à bien différencier les introvertis et les extravertis

Avant de parler plus en détail des spécificités des profils extravertis et de comment leur permettre d’exploiter leur vrai potentiel, il est indispensable de bien savoir les reconnaître des introvertis. Et oui ! Vous vous en doutez, selon le profil, les conseils ne seront pas du tout les mêmes !

À ce sujet, nous n’avons pas trouvé meilleure réponse que celle formulée par Simon Sinek ! (On vous laisse la découvrir dans cette mini-vidéo publiée par The Goalcast : ​​https://www.instagram.com/reel/CTkkC27AqPD/?utm_medium=copy_link)

Ce qu’il est important de retenir : c’est qu’un introverti se nourrit de lui-même alors que l’extraverti, lui, se nourrit de ses intéractions avec les autres. Chaque interaction va donc coûter de l’énergie à un introverti, alors qu’à l’inverse un extraverti va tirer de l’énergie de ses échanges avec une autre personne. 

 

II) Un extraverti n’est pas un super-héros !

Par nature, l’extraverti dispose donc d’un sacré avantage naturel lorsque l’on parle de prise de parole en public ! Rencontrer de nouvelles personnes, créer du lien, échanger, rebondir etc. Toutes ces actions agissent comme un “carburant” qui vient faire fonctionner son moteur.

Pour autant, attention, au raccourci trop rapide qui voudrait que : “Tous les extravertis soient dotés d’un talent oratoire inné et d’une certaine aisance”. Aimer créer du lien avec les autres, ne veut pas forcément dire que l’on est à l’aise quand on doit prendre la parole devant 50 personnes sur un sujet super stratégique ! Ce n’est pas parce que l’on aime ça, que l’on est exempté de stress ; qu’un imprévu ou qu’une question hostile ne perturbera pas l’orateur. Et oui ! Le naturel face à un public c’est d’être gêné. Les extravertis sont des êtres humains, pas des superhéros de la prise de parole. Ils n’échappent donc pas à cette règle. C’est pourquoi, ils méritent d’être tout autant encadrés pour les accompagner et de les aider à pousser les curseurs que les introvertis. Autant sur la préparation de leur narration que sur leur préparation mentale le jour J. 

A ce sujet, attention si vous faites partis des heureux élus extravertis qui se “savent” à l’aise dans l’exercice ! Vous partez avec un avantage sur la ligne de départ, mais cela ne signifie pas qu’il faut bâcler sa préparation ! (On se souvient du mythe du lièvre et de la tortue …). Ne tombez pas dans le piège du : “Je vais bien réussir à inventer un truc, pour m’en sortir”, parce que vous vous savez à l’aise. Sur le court terme, cela pourra vous permettre, certes, de vous sortir de situations délicates. Mais à long terme, vous serez plus sujet que n’importe qui d’autre à adopter un certain nombre de mauvais réflexes. Même si vous êtes à l’aise, personne n’aime un orateur qui se perd dans son propos, parce qu’il est en train d’inventer au fur et à mesure le fil de sa présentation. Pire encore ! On pourrait se méprendre sur les vraies motivations qui vous animent. Y voir un beau parleur, plutôt qu’un bon orateur. (Pas terrible, quand on essaye de se construire une crédibilité !). 

Une bonne préparation est donc toujours une étape indispensable. Introverti ou extraverti, novice ou expert, sur ce sujet, tout le monde est logé à la même enseigne ! 

 

III) Un extraverti n’est pas non plus une solution miracle !

Quand on a face à soi un extraverti, il peut être très tentant de se reposer entièrement sur cet aspect de sa personnalité. “Une prise de parole demain ? On a qu’à la donner à Michel ! Il est à l’aise à l’oral Michel !”. En effet, pourquoi aller chercher plus loin quand on a un Michel devant nous ?

Déjà, il est important de remettre les pendules à l’heure. Il faut arrêter d’envoyer les extravertis au front à tout bout de champ. Ce n’est pas parce que quelqu’un est bon en prise de parole que cela fait de lui LA personne la plus apte à parler d’un projet. Celui qui doit prendre la parole, c’est toujours celui dont l’avis compte. Celui qui a les mains dedans. Celui qui connaît tous les tenants et aboutissants du projet !

Autrement, vous risquez de ralentir l’éclosion de certains talents dans votre équipe en ralentissant leur montée en compétences. Mais aussi de mettre dans une situation inconfortable voire dangereuse, quelqu’un dont ce n’est pas le domaine d’expertise. Vous encadrez des équipes ? Cherchez à identifier et mobiliser non plus l’orateur qui excelle à l’exercice mais la personne la plus pertinente à qui faire appel pour ce projet. Vous êtes Michel ? N’hésitez pas à dire non, quand cela peut vous mettre dans une situation délicate.

 

IV) Comment bien se préparer quand on est un extraverti ?

Une bonne préparation repose sur 2 étapes essentielles : la préparation du fil narratif et la répétition. La première pour être sûr d’aller droit au but de la manière la plus pertinente, la seconde pour exploiter au maximum le potentiel des extravertis et décupler leur talent. 

Le fil narratif  :

Pour ne pas se perdre, il y a une règle d’or. Il faut savoir où est-ce que l’on va. Une fois que l’on est très clair sur ce que l’on va chercher, il est plus simple de savoir d’où on part et de déterminer les points de passage par lesquels on veut impérativement emmener son public. C’est à cette condition que l’on est capable de déterminer le chemin de ses idées ! Et forcément, ça se détermine bien avant sa prise de parole (et pas 5 minutes avant de passer !). Extraverti ou pas, il est fortement déconseillé de sauter ces temps de préparation. 

La répétition :

Beaucoup d’extravertis redoutent de répéter leur prise de parole. De perdre en “naturel”. Sauf que la réalité c’est qu’on ne peut être naturel que lorsque l’on maîtrise son propos à 100% ! La répétition est donc une étape indispensable. Déjà, pour faire toutes les erreurs que l’on ne fera pas le jour J. (On devrait toujours au moins répéter une fois en entier juste pour ça). Mais aussi, pour ancrer une bonne fois pour toute le chemin de pensée sur lequel on veut emmener son audience. Et enfin, parce que c’est l’opportunité pour un extraverti de cranter d’un niveau ses prises de parole. Si le propos est maîtrisé, vous serez en position de pousser certains curseurs. Par exemple :  il est possible d’aller chercher les moments où il faut faire passer plus d’émotions, prendre plus de temps, créer plus d’impact etc. Cela vous permettra aussi le Jour J de capitaliser sur une de vos forces : votre capacité à vous connecter avec vos interlocuteurs. En fonction de la situation vous serez alors en pleine possession de vos moyens et capable de rebondir sur les situations qui s’offriront à vous. 

 

En conclusion, vous l’avez compris : un extraverti est une personne à haut potentiel. Naturellement, elle a les capacités de créer du lien, de faire bouger les gens, les organisations et les lignes plus facilement que n’importe qui d’autre. Mais ce potentiel ne sert à rien, s’il n’est pas utilisé et accompagner à bon escient. Alors, c’est quand la prochaine répétition ? 

 

A propos de cecilechuffart

Cécile s'est initiée au storytelling au sein de grandes maisons de luxe. Animée par l'envie de défendre les idées et ceux qui en sont à l'origine, c'est bien de fils (narratifs) en aiguille qu'elle décide de rejoindre ZEPRESENTERS, avec un seul objectif en tête : tisser des histoires fortes pour rendre chaque idée désirable !