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Prendre la parole, c’est prendre le pouvoir !

Nous répétons souvent que, lors d’une présentation, le public a le pouvoir. Il décide de vous écouter, de vous accorder de la crédibilité et d’adhérer à vos idées… ou pas. Mais il s’agit en grande partie d’un abus de langage car lorsque la somme des individus qui composent un public fait soudain silence pour écouter l’orateur, c’est bien ce dernier, qui se voit soudain confier le pouvoir. Et il le reçoit précisément des mains de ceux qui sont venus l’écouter. Ce parallèle entre parole et pouvoir participe à expliquer les réactions quasi universelles d’anxiété que provoque l’exercice de parler en public.

Lorsque l’orateur est justement celui qui avait initialement le pouvoir, cela paraît plus simple : l’orateur prend un pouvoir qu’il avait déjà sur son auditoire. Mais derrière l’aisance apparente, il n’est pas rare d’appréhender d’être mis en défaut, de ne pas être à la hauteur, de perdre en légitimité. Les managers qui prennent la parole en ayant peur de se décrédibiliser mettent généralement les automatismes qu’ils ont acquis au service d’un contrôle net de la parole :

  • le niveau sémantique se borne à délivrer une parole d’expert,
  • le non-verbal est bridé afin d’éviter d’émettre des informations non-maitrisées,
  • l’expression des émotions est soigneusement évitée, bien que ce soit le meilleur moyen pour un leader de marquer fortement les esprits.

 

Dans le cas inverse où l’orateur n’a pas initialement le pouvoir, l’exercice paraît tout de suite beaucoup plus délicat. Prenons pour exemple un collaborateur qui présente un projet devant sa direction. L’écueil principal est de voir l’orateur s’exprimer en ayant peur d’usurper le pouvoir qu’on lui confie. Il s’agit du cas que nous rencontrons le plus régulièrement : quelqu’un qui prend la parole sans accepter le pouvoir qui va avec. On le repère à son regard fuyant, son piétinement incessant, sa voix est faible et voilée, tout dans son expression exprime ainsi le besoin de fuir. Le principal risque est que l’auditoire associe généralement la capacité à porter les projets avec celle qui consiste à les exprimer. Si vous n’arrivez pas à exprimer clairement votre idée, c’est que vous n’êtes pas suffisamment crédible pour la mettre en oeuvre… Et même s’ils savent faire la part des choses, ils seront toujours plus séduits, rassurés et/ou motivés par ceux qui assumeront pleinement le pouvoir qu’on leur a confié.

Nous avions précédemment évoqué les trois pires profils d’orateur. Il est amusant de voir qu’ils se caractérisent très clairement par l’usage qu’ils font du pouvoir que le public leur confie  :

  • Le « bon élève » s’excuse de prendre le pouvoir.
  • Le « donneur de leçons » revendique le pouvoir et l’applique souvent au détriment du public
  • Le « showman » est accro à ce pouvoir, au risque de ne l’exercer qu’à son propre service.

 

Évidemment, l’auditoire, qui vous a donné ce pouvoir, peut être plus ou moins exigeant vis à vis de la responsabilité qu’il vous confie. Il y a le public béat ou déjà affligé par l’ennui qui de toute façon vous laissera faire. Et il y a le public exigeant, soucieux, voire inquiet du pouvoir qu’il vous abandonne et qui sera plus enclin à réagir ou vous interrompre. Le cas le plus redouté est certainement celui où le public confie le pouvoir à un orateur tout en contestant sa légitimité à en faire usage. Il donne lieu au cas redouté par la plupart des orateurs : une salle remuante, indisciplinée, qui n’accepte pas de voir l’orateur posséder un pouvoir dont il n’est pas digne.

Cette vision de la parole comme instrument d’un pouvoir, même temporaire, ne devrait pas être une source d’anxiété. Mais plutôt d’aller chercher un objectif de sérénité, en partageant une opinion personnelle, le fruit d’une expérience et d’un savoir faire. Ce n’est pas pour rien que la prise de parole en public est l’un des exercices les plus efficaces pour apprendre à devenir un leader. Vous apprendrez en pratiquant régulièrement à assumer le pouvoir que l’on vous confie, à l’exercer et à le partager. Le public peut être un juge implacable. Mais il peut aussi être un solide complice, voire un adorateur fidèle. Tout cela ne dépendra finalement que de la manière dont vous exercerez votre pouvoir.