Prendre la parole en public : c’est facile ?

Aujourd’hui, prendre la parole en public est une pratique de plus en plus courante. Pour autant, il est rare que le sujet de la prise de parole soit managé en entreprise. Il n’empêche que le sujet suscite l’intérêt, voire l’appréhension. Selon une étude américaine, 75% des personnes n’aiment pas ça et les sensations que ça provoque. La prise de parole est même la première peur devant la mort*.

« C’est facile tu vas voir ! »

Face à ces angoisses, un des réflexes est de rassurer : « C’est facile tu vas voir ! », « Soit naturel, tout va bien se passer ». C’est un écueil ! Car loin d’être rassurée, la personne risque de se demander pourquoi ce n’est pas naturel pour elle. Et d’être, par conséquent, beaucoup plus inquiète qu’elle ne l’était. N’oubliez jamais que face à l’exercice de la prise de parole en public, le naturel est d’être gêné.

 Prendre conscience… que ce n’est pas si facile.

L’enjeu pour les managers est de comprendre que pour leur équipe ce n’est pas facile. La prise de parole en public est effectivement un exercice stressant qui fausse le regard que l’on porte sur soi en fonction de la confiance que l’on s’accorde, en fonction de l’acceptation que l’on a de son image sociale. Il faut alors soutenir ses équipes, non pas en leur disant que c’est facile et qu’il faut être naturel, mais en soulignant que la prise de parole suscite de l’émotion, plein de sensation qui sont compliquées à gérer. Et que ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas le faire, ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas bons et ce n’est pas pour autant qu’ils ne pourront pas y prendre plaisir à la fin.

Passer à l’action : comment aider son équipe ?

Comprendre votre équipe c’est bien, les aider c’est encore mieux. Pour cela, voici 3 conseils pour que la prise de parole en public devienne un exercice plus serein pour vos équipes.

 

1. Favoriser les prises de parole courtes

C’est toujours compliqué de choisir le bon format. 5 min c’est très court et très exigeant. Et 30-45 min c’est beaucoup trop long. Pire, ce format oblige souvent les équipes à tomber dans un exposé où ils font du remplissage pour être dans les clous. Bonne nouvelle, l’entre-deux existe ! Vous pouvez challenger vos équipes sur des présentations de 10-12 min. Ce format plus court permettra de partager un projet de façon moins exhaustive mais beaucoup plus impactante.

2. Faire répéter ses équipes

Lorsque l’on fait répéter quelqu’un, il va falloir lui faire un commentaire. Et on n’est pas toujours outillés pour faire des commentaires constructifs. Pas d’inquiétudes ! Si vous n’avez pas les outils nécessaires pour procéder à l’analyse de la prise de parole, n’hésitez pas à partager ce que vous ressentez. Cela permettra à l’orateur de percevoir les sensations qu’il transmet à travers sa prise de parole.

Autre possibilité : vous pouvez vous appuyer sur un de nos dernier ZE Conseil qui apporte une grille de lecture simple et efficace au travers 3 questions. Cet outil d’analyse, vous permettra de donner un feedback constructif à vos équipes.

3. Se former à la méthode Hubstory

Enfin, vous pouvez aussi vous formez à la méthode HUBSTORY®. Un outil stratégique qui vous permettra de transformer vos présentations ennuyantes en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Pour en savoir plus, télécharger notre catalogue de formation.

 

* Étude menée en 1993 par Bruskin-Golding 

 

A propos de Elisa Delaveaux

StoryManager et formatrice certifiée HUBSTORY, Elisa accompagne de nombreuses entreprises pour transformer leurs stratégies en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Sa devise : “ Le bonheur n’est pas d’avoir ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a “ (Paulo Coelho)