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Beaucoup de nos conseils ont pour objectif de manager l’attention de l’auditoire. En plus des techniques que nous avons déjà évoquées, il existe un moyen simple mais souvent délaissé, pour stimuler l’écoute : faire varier le niveau sémantique. Lorsque l’on a une idée, on peut l’exprimer dans le cadre de 4 niveaux sémantiques :

1 – L’anecdote : « Lors de ma dernière prise de parole, il y avait toute la direction, et j’étais particulièrement stressé »

L’anecdote vous permet de partager une expérience vécue, par vous ou quelqu’un d’autre, qui a favorisé l’émergence ou la mise en œuvre de votre idée. Elle vous donne l’opportunité d’exprimer un comportement, une pensée ou une émotion de manière extrêmement concrète. Ce niveau sémantique est souvent négligé car il paraît évident et ne met pas en valeur l’expertise. Mais partager ce que l’on ressent laisse rarement indifférent et offre souvent l’opportunité de marquer les esprits. Cela donne l’occasion d’une parenthèse, préambule d’une réflexion plus profonde ou d’un discours plus technique.

2 – L’analogie : « Je me suis senti comme un enfant qui passe au tableau »

L’analogie est particulièrement efficace lorsque que l’on veut partager une idée complexe ou faire ressentir une émotion. Si l’anecdote génère principalement de l’empathie vis-à-vis du vécu de quelqu’un d’autre, l’analogie est plus impliquante pour le public car elle l’invite à appliquer un ensemble de réflexions, de souvenirs et d’expériences dans un cadre jusque-là inédit.

3 – La règle : « Le stress est provoqué par la conjonction d’une situation, le stresseur, et des automatismes liés à cette situation, la stressabilité. »

Ce niveau plus opérationnel est le royaume des conventions, des procédures et des liens logiques. Nous l’utilisons naturellement lorsque l’on décrit le fonctionnement d’un mécanisme ou que l’on cherche à démontrer le bien fondé d’une idée ou d’un raisonnement. Il est fréquent de voir des prises de paroles entières s’exprimant exclusivement dans ce niveau sémantique. Cela trahit souvent une volonté, consciente ou non, d’affirmer son niveau d’expertise au dépend d’une structuration du propos plus variée et donc plus captivante.

4 – Le concept : « Le stress est l’expression d’un état fondamental de l’instinct. »

Ce niveau sémantique est celui de l’abstraction, de la modélisation et du discours théorique. Nous l’utilisons dès que nous cherchons à définir un mot ou une notion. Il impose souvent un très haut niveau de concentration car il nous oblige à manipuler des notions qui peuvent être extrêmement abstraites. Dans ce cas, la variation des niveaux sémantiques ne permet pas seulement de manager l’attention, mais aussi de ne pas épuiser l’auditoire en alternant les registres du concret et du conceptuel.

Nous avons tous un niveau sémantique privilégié mais évidemment, c’est au public qu’il faut penser avant tout. Attention au piège de l’élitisme. Dans les tables rondes d’experts ou les colloques philosophiques, il est fréquent d’avoir des interventions qui restent constamment à un niveau sémantique très élevé. Si ces modes d’expression donnent le sentiment de maintenir un haut niveau d’expertise ou d’aptitude intellectuelle, ils sont dévastateurs sur le niveau d’attention. Il n’est d’ailleurs pas rare d’avoir des débateurs qui parlent sans se répondre, faute de s’écouter ou de faire l’effort d’intervenir dans le niveau sémantique de l’interlocuteur. Dans ces contextes, un orateur brillant se distingue toujours par sa capacité à varier les niveaux sémantiques, en utilisant l’anecdote et l’analogie afin de mettre en valeur la force de son raisonnement ou la pertinence de sa théorie.