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Est-ce que PowerPoint nous rend stupides ?

Les présentations se sont multipliées dans les années 80, lorsque nous sommes passés d’un système à un seul décideur – le chef, le patron, le directeur – à une organisation où plusieurs personnes devaient se mettre d’accord pour avancer – le comité de direction, le groupe de travail, la commission… 35 ans plus tard, PowerPoint est devenu incontournable et près de 500 millions d’utilisateurs dans le monde conçoivent les présentations qu’une majorité d’entre nous subit aujourd’hui sans se rappeler leur origine et leur nécessité.

De plus en plus d’articles et d’ouvrages critiquent cependant PowerPoint et la manière dont le logiciel nous obligerait à penser. Certains vont jusqu’à affirmer qu’il nous rendrait stupides ! Derrière les postures et les tentatives de buzz, certains arguments méritent toutefois d’être pris en compte.

Tout d’abord, une présentation est au service d’une idée, pas de son orateur. Ceux qui considèrent l’exercice de la présentation comme un examen où ils seront jugés se trompent tout autant que ceux qui en font une tribune de leur savoir-faire. Ces présentations rendent stupides car elles nous trompent sur leur réel sujet et placent l’enjeu sur un plan personnel quand il devrait se placer sur la diffusion des idées. La conclusion d’une bonne présentation n’est pas « bravo, vous étiez bien ! », mais « merci, tout cela va m’être utile ».

Les présentations ennuyeuses contribuent aussi à cette « stupidité » car elles gâchent l’attention que le public est prêt à accorder. Comme nous le savons, « être informé » ne suffit pas à satisfaire les attentes du public. Il est de la responsabilité de l’orateur de capter et maintenir l’attention afin d’assurer la compréhension et la mémorisation des informations. Il est aussi de sa responsabilité de donner du sens à l’idée qu’il propose afin d’accompagner la prise de décision et d’augmenter la prise d’engagement. Le rôle d’une présentation est moins de présenter une idée que de favoriser son appropriation par l’auditoire.

Le dernier danger d’une présentation concerne la passivité de l’auditoire. Et le mot « danger » n’est pas trop fort lorsque l’on sait qu’une présentation PowerPoint a officiellement été mise en cause par la NASA dans l’explosion de la navette Columbia en 2003. L’enquête a montré que la faute à l’origine de l’accident était repérable dans la présentation qu’avait donné l’un des ingénieurs mais que l’auditoire, rendu spectateur, n’avait pas eu la présence d’esprit de remettre en cause un propos optimisé pour convaincre. De tous les arguments contre PowerPoint, celui-ci est certainement le plus pertinent. Mais encore une fois, il repose sur une mauvaise compréhension de l’outil. Une présentation n’est pas un spectacle qui nécessite le silence absolu du public. Au contraire, la réussite d’une présentation tient justement dans l’interaction, l’implication et le questionnement qu’elle est en mesure de provoquer. Il est de la responsabilité conjointe de l’orateur et du public de réinvestir le terrain de l’échange et de la discussion.

Ce procès en « stupidité » a le mérite de poser le débat et de redonner du sens à des actions devenues trop quotidiennes. Car ce qui rend stupide est d’oublier pourquoi nous faisons les choses et de continuer à reproduire les mauvaises pratiques uniquement parce que « c’était comme ça avant » ou parce que « c’est ce qui a été demandé ». Et vous, pourquoi présentez-vous ?